Le Chat Botté / Gato con botas / Puss in Boots

Thomas Fersen is a French singer/songwriter/poet. His songs are full of linguistic games – he uses puns, rhymes, images and symbols to play with moments from ordinary life – des moments de la vie quotidienne – momentos cotidianos.  It helps to speak French to get the full impact of what he’s saying/singing….but even if you don’t, his music is killer.

An interviewer once asked Fersen if he felt his songs were carrying on the tradition of French songwriters that stretches from Jacques Brel to Serge Gainsbourg.  His answer —

“Pas du tout. Tout ce qui fait référence est mort. Mes références sont celles de la chanson paillarde. Mais sans la paillardise. Prenez les paroles du “plombier”, elles ne sont jamais grivoises. Je sais que ça peut paraître léger de dire ça mais c’est très important.”

Basically what he’s saying is: “No way. Anytime you imitate…you’re dead. Some of the references in my songs come from the chanson paillarde (French traditional folk songs, often bawdy and risqué, sung by friends after a good meal or a night drinking). They can be funky but they’re never really raunchy. That may seem simple to say but it’s really very important.”

Fersen has also been accused of being a literary singer – un garçon qui lit – a guy who reads – un amoureux des mots – a lover of words.  His response is illuminating:

“Ce ne sont pas les mots qui m’intéressent. Je ne les aime pas. Ce qui me plaît, c’est la faculté d’exprimer des sentiments, des émotions et pourquoi de faire rire les gens. Nommer les choses, voila mon plaisir.”

Or:  “It’s not words themselves that interest me. I don’t love them. What I like, is being able to express feelings, emotions – to make people laugh. To be able to give things names – that’s what makes me happy.”

And so, without further ado, les paroles de la chanson – the words to the song –

LE CHAT BOTTÉ

Je travaille au “Chat Botté”
Dans le centre-ville,
Je vends l’hiver et l’été,
Des mules en reptile
C’est mon destin je suppose,
J’ai quinze ans d’ maison,
Ça sent pas toujours la rose,
C’est le reblochon
Dans le ça s de cette fillette
Qui tend son pied droit,
Son prénom doit être Berthe,
Pointure 43.
Il est l’heure de mon sandwich
Mais je n’ai plus faim
Asphyxié par une péniche,
Telle sera ma fin.

(REFRAIN)

On ne veut plus les quitter
Quand on les enfile
Essayer c’est adopter
Les mules en reptile

Je surveille au “Chat Botté”
Derrière mes lentilles,
Au rayon des nouveautés,
Une longue fille,
Elle regarde les savates
Et puis finalement
Elle me dit qu’elle convoite
Les mules en serpent.
Elle me confie son pied nu
Comme à une soeur.
Il est fin, petit, menu,
Bref, sans épaisseur.
Je le respire, je le flaire,
Enfin je le hume,
Je voudrais mettre sous verre
Ce qui le parfume.

(REFRAIN)

Jamais eu au “Chat Botté”
Cette démangeaison,
Cette envie de bécoter
En quinze ans d’ maison,
Je repousse l’idée sotte,
L’idée saugrenue,
L’idée d’ proposer la botte
A cette inconnue,
Quand soudain le ça rillon
Annonce la nuit
Et pareille à Cendrillon,
La fille s’enfuit
Me laissant désappointé,
La mule à la main,
Elle s’enfuit du “Chat Botté”,
Passe son chemin.

(REFRAIN)

J’me faufile dans la réserve
J’entrouvre la boîte,
Tout le parfum que conserve
La pantoufle droite
Me traverse les narines,
Dilate mon coeur,
Me réchauffe la poitrine
Comme une liqueur.
Moi qui avais le bourdon,
J’ai la chair de poule,
Et même la chair de dindon
Quand j’éteins l’ampoule,
Il me semble être avec elle,
Elle à mes côtés,
Je rêve d’une vie nouvelle
Loin du “Chat Botté”

(REFRAIN 2 x)

My favorite lines —

Elle me confie son pied nu
Comme à une soeur.
Il est fin, petit, menu,
Bref, sans épaisseur.
Je le respire, je le flaire,
Enfin je le hume,
Je voudrais mettre sous verre
Ce qui le parfume.

In English:

She gives me her bare foot
As though I were her sister.
It’s elegant, small, thin,
Tiny, with no thickness.
I smell it, I sniff it,
Finally I inhale it,
I wish I could bottle it
The scent of its perfume.

And finally – saving the best for the last – gardons le meilleur pour la fin – voila Thomas Fersen in a live performance with his gravelly voice that sounds like he’s smoked one too many Gauloises….

In another interview, Fersen said:  “Je me sens plus auteur que chanteur. J’écris mon petit journal, j’y mets en forme de petits faits. J’aime bien cette forme d’écriture, je lis des journaux d’écrivains, j’y vois une re-création de la vie, plus que dans le roman, qui tient toujours un peu de l’opérette : les personnages y sont en représentation. Dans un journal, comme dans une vie, il y a du mystère et de l’ordinaire. Dans mes chansons aussi.”

Or: “I consider myself more of an author than a singer. I write in my journal, I put down my ideas there. I love this way of writing, sometimes I read the journals or diaries of novelists, they’re a way of recreating life, more so than in novels, which always seem a little theatrical to me: characters always seem to be performing. But in a journal, as  in life, there is both mystery….and the very ordinariness of things.  And in my songs as well.”

And finally, in another interview, Thomas Fersen was asked: “Comment vous définiriez vous?” How would you define yourself?

He answered: “Peintre ! Je fais des chansons cocasses. C’est le monde vu par ma petite fenêtre.”  I’m a painter! I write funny songs.  It’s the world…as I see it from my small window.”

Peintre.  Poète.  Chanteur.  I don’t listen to his songs….I inhale them.

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